Anzat-le-Luguet Au cœur du Cézallier

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Monuments

L’église d’Anzat le Luguet :

Anzat le Luguet Fonts baptismauxLa nef a été construite au 12 éme siècle.
Le chœur est du 14 éme siècle.
Elle est connue pour les 5 crânes encastrés dans un pilier de la nef (face à la porte d’entrée).
Clôture de chœur (grille de communion) du milieu du moyen âge en fer forgé.
Heurtoir en fer de la porte d’entrée du 16 éme siècle.


Anzat le Luguet église du bourg Anzat le Luguet Heurtoir du 1ème siècle Anzat le Luguet cranes de l'église du bourg

 

La tour de Besse (Anzat le luguet) :

Anzat le Luguet Tour de BesseCette tour construite dans la seconde moitié du 12e siècle et achevée au 13e dépendait de la seigneurie de Mercœur. Elle jouait un rôle défensif dans ce territoire. Dressée sur un piton rocheux, elle était défendue sur ses autres accès par un fossé et un talus. Elle se caractérise par un plan carré et un système de voûtes en berceau (typologie propre aux tours romanes seigneuriales du sud de l’Auvergne).

Depuis 2005, elle est la propriété de la commune y compris les fossés et le talus.

 

Le chateau du Luguet :

Anzat le Luguet chateau du LuguetCe village avait un château, il avait le titre de baronnie et relevait du duché de Mercœur (1225-1330).
Le château aujourd’hui ruiné avait une chapelle : la chapelle saint Jean.

 

 

La chapelle du Luguet :

Anzat le Luguet la chapelle du LuguetComme tous les Celtes, les Arvernes adoraient les divinités du ciel et de la terre. Ainsi, les noms de nombreux villages rappellent encore le souvenir du dieu célébré et l’emplacement du sanctuaire qui lui était consacré : Vintius – dieu de la guerre, Borbo – dieu des Sources, Lug – dieu des Forêts.
Ancien site castral, le village du Luguet possède une configuration caractéristique des sites du haut Moyen-Age. Le « plot de l’église » (bughe aux chèvres) où se trouvent les ruines de la chapelle primitive, jouxte directement la butte rocheuse qui a porté le château. Deux cent mètres en contrebas, se trouve la chapelle actuelle dédiée à la Vierge de la Nativité (fêtée le 8 septembre). Succursale de l’église paroissiale d’Anzat, elle est composée d’une nef longue de trois travées. A l’extérieur, ses murs sont régulièrement scandés de contreforts. L’ensemble a été repris à la période moderne (porte avec millésime gravé : 1674), puis reconstruit en 1819.
En revanche, la façade remploie deux chapiteaux romans, de part et d’autre de la porte, qui appartenaient vraisemblablement à la chapelle primitive. Le chapiteau de gauche, altéré par les intempéries, conserve une partie de son décor, structuré par deux tiges grasses, celui-ci consiste en des méandres formant des fleurs, des ensembles concentriques et des feuilles. Le chapiteau de droite possède la même structure sphérique. Il représente deux gros volatiles dont les corps sont couverts de sortes d’écailles qui suggèrent les plumes. Les pattes larges et courtes possèdent des serres. Au niveau des têtes, seuls les becs sont discernables.
A l’intérieur, le visiteur est surpris par le berceau (voûte) recouvert de bois telle une coque de navire renversé. Le mobilier, plus ou moins ancien, est constitué pour partie de statues de « vierge à l’enfant » ainsi que de représentations de Saint Jean Baptiste (fêté le 24 juin) : réminiscence du temple hospitalier de Plaine-Combe (La Fournay), annexe de la commanderie Sainte Anne de Saint Germain Lembron. A noter également la présence d’un magnifique retable en bois polychrome qui rappelle l’importance du culte de la « Déesse-Mère » égyptienne Isis, dans nos montagnes. Souvent sculptée sur les vieilles pierres des églises locales sous les traits d’une femme allaitant des monstres, dragons, serpents, crapauds… ; elle représente la nature féconde (grâce au soleil) nourrissant les êtres les plus repoussants. Entre Osiris (son époux), symbole de la puissance et de l’éblouissante clarté, et Horus (son fils), symbole de la justice et de la charité, Isis est l’image de la beauté et de la pureté dans laquelle les apôtres virent une préfiguration de la « Vierge, Mère de Dieu ».
C’est ainsi que la vénération mariale se substitua au culte d’Isis. Sans vouloir admettre un transfert direct des cultes païens aux dévotions relevant de la Révélation Chrétienne, force est de constater que pendant des millénaires nos ancêtres ont vécu en pleine mythologie, comme en Grèce ou à Rome.
 



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